Face à la crise sanitaire, la recherche contre les cancers continue
« Les patients ont besoin d’accéder rapidement aux innovations thérapeutiques en oncologie. Retarder les essais cliniques, c’est retarder l’accès à de nouvelles options thérapeutiques… Il est donc crucial de continuer notre activité car les patients ne peuvent pas attendre." Interview de Sonia Taguett, Clinical Opérations Manager.

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« Les patients ont besoin d’accéder rapidement aux innovations thérapeutiques en oncologie. Retarder les essais cliniques, c’est retarder l’accès à de nouvelles options thérapeutiques… Il est donc crucial de continuer notre activité car les patients ne peuvent pas attendre." Interview de Sonia Taguett, Clinical Opérations Manager.

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Interview de Sonia Taguett, Clinical Operations manager AbbVie France

Pourquoi les essais cliniques en Oncologie sont essentiels, particulièrement pendant cette crise ?


Les patients ont besoin d’accéder rapidement aux innovations thérapeutiques en oncologie. Retarder les essais cliniques c’est retarder l’accès à de nouvelles options thérapeutiques. La France a fait du cancer sa priorité, notamment en matière de recherche, de prévention et d’accompagnement des patients. Concernant les essais de phase I, ils correspondent le plus souvent à la première administration d'un médicament à l'Homme. Ces dernières années nous avons observé une évolution dans la réalisation des essais de phase 1, ce qui a permis un raccourcissement général de la durée de développement des molécules et un accès au marché plus rapide. Il faut savoir qu’après les Etats-Unis, la France est le premier pays en terme du patients recrutés dans les essais cliniques de phase 1. Il est donc crucial de continuer notre activité car les patients ne peuvent pas attendre.

Quelles sont les difficultés rencontrées pendant cette crise concernant les essais cliniques en oncologie ?

Pour les patients participants aux études en oncologie et plus particulièrement pour les études en phases précoces, les administrations de traitement doivent, pour des raisons de sécurité, se faire impérativement à l’hôpital. En effet, ces administrations se font majoritairement en intraveineuse ou en intratumoral et nécessitent une phase d’observation post-traitement. Les centres investigateurs ont dû s’organiser pour maintenir les visites protocolaires tout en minimisant au maximum les risques de contamination pour les patients.
 
Cette situation a induit un ralentissement des inclusions voire un arrêt dans certains centres investigateurs. Pendant cette crise, il est important que les patients comprennent que les investigateurs ou les professionnels de santé mettent tout en œuvre pour assurer leur sécurité. Il est essentiel de relancer la participation des patients pour continuer de faire avancer la recherche en oncologie.

Comment vivez-vous personnellement cette crise ?

Cette crise a été et reste une grande leçon de vie. Elle m’a appris à m’adapter à un environnement en perpétuel changement et ceci depuis mi-mars 2020, tout cela en gardant le cap ! J’ai aussi un très grand sentiment de fierté de ce qui a été accompli par l’équipe de Recherche Clinique AbbVie France (SM&M).

 

Références:

FR-ABBV-200117-06/2020